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Egyptian Faience Ushabti with Inscriptions (Mouthamhat)
New York | Sculpture
 
Date:  8th Century BC 7th Century BC 6th Century BC
Culture:  Egyptian
Category:  Sculpture
Medium:  Faience
Dimension: H 17.2 cm
Provenance: Acquired from a European Private Collection, circa 1970
Serial No: 19457

Cet oushebti (qui reproduit une figure féminine comme l’indiquent son nom et l’absence de barbe) est d’une bonne qualité technique et artistique ; il est entier, et dans de bonnes conditions. La surface de la faïence conserve encore la couleur turquoise qui a largement contribué au succès antique et contemporain de ce matériau.
L’inscription verticale sur le corps de la statuette indique le nom de la défunte, qui s’appelait Mehytnuskhe Neryt-Mout, appelée aussi Mouthamhat (texte en anglais : The Osiris, the divine adoratress of the god Amun, lord of the 2 lands (Egypt) Mehytnuskhe Neryt-Mout, called also Mouthamhat).
L’iconographie de cette pièce est la même que l’on retrouve sur de nombreux ouchebti contemporains. Les variantes entre un type de figurines et l’autre sont minimes et concernent surtout les proportions, la forme du visage, la disposition du texte, la coiffure striée ou lisse. Le corps de cet exemplaire a l’aspect d’une momie entièrement drapée dans un linceul et aux proportions plutôt élancées ; les bras sont croisés sur la poitrine (ici le contour des bras est finement modelé et bien indiqué) ; les mains tiennent deux houes, tandis que le sac à semences tombe dans le dos, sous la chevelure. Le visage arrondi et aux contours un peu lourds est encadré par une coiffure tripartite rayée.
Ces figurines - apparues pendant le Moyen Empire mais encore à la mode deux millénaires plus tard à l’Epoque ptolémaïque - jouèrent un rôle de premier plan dans les croyances funéraires de l’ancienne Egypte. En effet, comme nous l’apprend le chapitre V du Livre des Morts, puisque dans l’Au-delà les défunts ne pouvaient se résigner à travailler comme de simples paysans, les Egyptiens inventèrent les oushebtis, des statuettes pareilles à une momie et équipées de certains outils nécessaires aux travaux agricoles : leur mission était celle d’accompagner le mort dans sa dernière demeure et d’exécuter à sa place les différentes tâches de la vie quotidienne (en particulier les activités paysannes).
Ces statuettes (leur nom signifie « répondant » en égyptien) sont le plus souvent façonnées en faïence bleue ; les exemplaires en pierre, en bois ou en bronze sont peu fréquents et étaient à la portée uniquement des classes les plus aisées. Au Moyen Empire, chaque défunt n’est accompagné que d’un seul oushebti, mais à partir du Nouvel Empire, les membres des classes supérieures commencent à en accumuler un nombre considérable tandis que les plus pauvres ne disposent que de peu de serviteurs dans leur tombe, souvent fabriqués en terre cuite plus grossière.

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